ONG Terre Vivante

ONG Terre VivanteProjetsRequêtes de FinancementGestion des Ordures Ménagères, Zouerate

Projet de Gestion Communautaire des Ordures Ménagères, Zouerate

ONG Terre Vivante

Commune de Zouerate

ONG Terre Vivante

RESUME DU PROJET

Identification du projet

  1. Nom du projet : gestion communautaire des ordures
  2. Agent d’exécution : Terre Vivante
  3. Ville où le projet sera exécuté : Zouerate (Mauritanie)
  4. Domaines d’intervention : collecte des ordures ménagères
  5. Programme opérationnel à court terme : promouvoir une gestion durable des ordures axée sur la participation de la population
  6. Lien du projet avec les priorités, plan d’action et programme nationaux : la commune de Zouerate a adopté une série de mesures visant à favoriser le développement de la ville par le biais de certains programmes et de la promotion des initiatives locales. Compte tenu des difficultés matérielles et coûts associés aux services urbains de base, la commune soutient les initiatives communautaires.

Objectifs du projet

7. Raison d’être et objectif du projet
  • élimination des dépôts sauvages
  • promotion de la participation communautaire
Indicateurs
  • Elimination des dépôts sauvages
  • Accroissement des initiatives communautaires
8. Résultats escomptés
  • renforcement des capacités de gestion des ordures
  • reproduction des initiatives locales dans la ville
Indicateurs
  • Diminution des dépôts sauvages des ordures
  • Investissements communautaires dans la collecte des ordures

9. Budget estimatif : 13 465 000 UM soit 49 871 dollars US
10. contacts: tel: 222 525 51 36 – Fax : 00 222 525 55 86 – Email: beledtayeb@mauritel.mr

Historique de la ville

On savait depuis longtemps que la Kedia d’ Idjil recelait d’importants gisements de minerai de fer d’une haute teneur ; mais l’éloignement et la difficulté d’accès depuis la mer ont longtemps retardé leur exploitation.

En 1960 la ville de Zouerate est fondée de 25 Km de l’ancien poste militaire Fort Goureau ancien chef lieu de cercle de Tiris Zemour (actuellement F’derik). Pour les besoins de l’exploitation des gisements de minerai de fer, la société des mines de fer de Mauritanie (Miferma) y a établi son siége social.

Les travaux d’installation ont commencé en avril 1960. Entre temps il avait fallu construire n non seulement les installations minières proprement dites, mais encore les moyens d’évacuation du minerai (voie ferrée longue de 675 Km, installations portuaires de Nouadhibou, infrastructures routières et surtout deux cités nouvelles destinées à abriter le personnel : une à Fort Goureau ou Zouerate, lieu de production et l’autre à Nouadhibou, lieu d’expédition).

Les problèmes nés du développement de l’activité de MIFERMA étant différant de ceux auxquels ont a faire face l’administration vis-à-vis des populations nomades traditionnelles, le besoin c’est fait sentir de créer une entité administrative nouvelle. A cette fin, en 1963, l’ensemble Fort Goureau/ Zouerate a été érigé en commune pilote par l’application de la loi du 18 janvier 1963 portant modification, pour les nouvelles communes qu’on peut appeler « rurales » , des dispositions de la loi municipale urbaine.

A l’origine, la ville se résumait dans la cité pour les travailleurs de la mine qui étaient en majorité des étrangers (cadres et mêmes ouvriers spécialisés) anciennement séparée du reste de la ville par un mur (hait), aujourd’hui démoli. La partie de la ville extra-muros s’est développée en occupant les anciennes bases de vie des entreprises qui étaient venues dans le cadre des travaux de préparation (Zanicheli, Dumez, Dragages…). Les quartiers ont conservé le nom de ces entreprises comme toponyme.

La ville est devenu la capitale Régionale du Tiris Zemour avec des fonctions de commandement et une concentration de fonctions administratives est militaire. Zouerate est ainsi aujourd’hui une ville frontalière qui se peuple et se dépeuple des sahraouis qui l’habitent ou la désertent suivant la conjoncture (existence de maisons vides ou en ruines, propriétés de sahraouis).

La croissance de la population a globalement suivi celles des activités (commerces et activités non liées à l’extraction minière : jardin, élevage, petits métiers…).

La ville subit en outre des mouvements migratoires très important, avec des populations venant des autres régions du pays et des centres secondaires, espérant avoir accès à des opportunités de travail.

I- RAISON D’ETRE ET OBJECTIFS DU PROJET

L’activité proposée cadre avec le programme de reforme institutionnel du secteur de la Mine « promouvoir le recours aux activités alternatives à la mine de Zouerate. Cette initiative de gestion communautaire des ordures se substituerait à la prise en charge par la SNIM et des partenaires au développement est indispensable à la levée des obstacles qui s’opposent au financement durable d’une gestion des déchets.

La commune de Zouerate a mis en œuvre une stratégie visant à impliquer les populations dans certains nombres d’activités essentielles, dont la gestion des ordures. Sous l’effet combiné de plusieurs facteurs, notamment les conditions des institutions financières, les crises du fer et le coût élevé de la charge sociale de la SNIM, la commune a été amenée à accorder un rang de priorité à la gestion participative des services de base.

Ce projet qui cadre avec le programme de développement urbain (PDU) de la ville élaboré en janvier 2003. S’appuiera sur la population pour une gestion durable des déchets.

II- SITUATION ACTUELLE DE LA VILLE

1-Données population

En 1962, la population de Zouerate était 4700 habitants essentiellement constitués des travailleurs de la MIFERMA. Aujourd’hui ce chiffre s’élève à 44 718 habitants, avec un taux de croissance de l’ordre 4,6% par an.

2-Approvisionnement en eau potable

La ville souffre d’un grave problème d’alimentation en eau. La SONELEC étant absente, le quartier SNIM est alimenté par un réseau enterré, par trois sessions de 30 minutes chacune par jour.

Les habitants reçoivent 300 m3 par jour alors que les autres quartiers (2/3 de la population), sont alimentés par les camions citernes de la commune à travers 62 réserves publiques de 10 m3 en moyenne et qui reçoivent environ 400 m3 par jour (32 voyages des camions citernes données par la SNIM à travers une potence située à 5 Km de la ville).

3- Electricité

Seuls les quartiers de la SNIM sont desservis correctement. Les autres ne sont pas desservis mais il existe des branchements pirates et de petits groupes individuels.

Une extension non normalisée et ne couvrant que les quartiers les plus proches des quartiers SNIM a été réalisée comme solution provisoire en attendant une électrification globale de la ville.

4-Assainissement

Il n’existe pas de réseau d’assainissement des eaux pluviales.

Seuls les quartiers SNIM disposent d’un réseau de collecte des eaux usées. Les eaux usées du quartier SNIM sont collectées et évacuées sans traitements vers les jardins maraîchers où elles sont utilisées brutes pour l’irrigation.

Les autres systèmes en place, dans les autres quartiers sont dispositifs individuels non efficaces.

Les ordures ménagères dont la production journalière s’élève à environ 12 tonnes (35 m3) ne sont pas collectées d’une manière régulière. Un terrai non aménagé est alloué au dépôt des ordures avec des problèmes de prise au vente et de retour des sachets en centre ville.

La multiplication des zones de dépôts sauvages, l’absence d’hygiène, les nuisances pour les habitants, surtout au niveau des quartiers précaires représente un problème sérieux pour les habitants.

Le problème des déchets est autant lié au manque de moyens de collecte, du déficit en structure de collecte et du mauvais comportement de la population.

La rencontre entre les autorités locales et la population a relevé une demande très forte d’un mode de gestion participative des déchets.

Cette participation devrait permettre la mise en place d’un cadre de concertation entre les différents partenaires pour une gestion durable de l’environnement de la ville.

La commune a pris d’importantes mesures pour promouvoir un développement urbain durable, notamment en élaborant un plan de développement de la ville.

III- ACTIVITES PREVUES ET RESULTATS ATTENDUS

3.1 Activités prévues et Apport financiers requis pour permettre des changements

A- Activités prévues

Découpage spatial de la zone
L’échelle d’intervention sera subdivisée en unités de gestion. Chaque unité comprendra environ 250 ménages. Ce découpage spatial traduit en fonds de carte doit faciliter la planification des activités, notamment la délimitation des zones, et la trace des itinéraires des charrettes prévues pour le pré collecte.

Enquêtes sur la disposition des ménages à payer
L’enquête au niveau d’un échantillon représentatif devrait donner des résultats permettant d’évaluer la demande du service de pré collecte et la contribution soutenable par les ménages pour la pérennisation des actions.

Enquête d’identification des acteurs de pré collecte existants
Dans la ville, existent des initiatives privées, communautaires de pré collecte des ordures qui méritent d’être valorisés. Après identification des acteurs de pré collecte, une sélection sera faite.

Formation des élus locaux sur les enjeux liés à la gestion des déchets solides
Cette formation vise à informer les élus sur les enjeux de la collecte des ordures et qu’ils deviennent des interlocuteurs potentiels.

Tenue d’un atelier de présentation du projet
Cet atelier qui sera convié à l’ensemble des partenaires permettra de cadrer les activités prévues et de présenter les résultats des enquêtes menées

Former les opérateurs de collecte
Cette vise à améliorer la qualité du service de prestation de service en leur dotant des outils de gestion et d’optimalisation de leurs productivité.

Former des comités de quartier
La mise en place de ces comités vise à créer un cadre de concertation communautaire sur a gestion des ordures, notamment le suivi de la prestation des opérateurs de pré collecte. Dans chaque quartier un comité sera élu lors d’une assemblée constitutive.

Sensibilisation et Animation sur l’hygiène et la santé
La difficulté liée à la gestion des ordures est pour la plupart liées au comportement des populations. A cet effet, le projet accordera une place importante à l’animation et à la sensibilisation.

Equipements prévus
Il d’agit du matériel de collecte (charrettes et petit matériel), informatique, animation (sensibilisation) et de sites de décharge de transit.

Suivi/Evaluation
Un chef de projet de trois animateurs seront recruté pour la mise en œuvre des activités.

B- sur le milieu physique et la santé

Les actions du projet auront un impact positif dans les zones d’intervention. L’enlèvement des dépôts sauvages d’ordures et leur évacuation permet à la population de vivre dans un environnement sain. Il permettra essentiellement de diminuer :

  • les ennuis causés par les odeurs des déchets entassés dans la plupart des lieux publics et/ou abandonnés ;
  • Le taux de fréquence des maladies ;
  • La prolifération des moustiques et autres insectes nuisibles, etc.

IV- Participation des bénéficiaires

La population de Zouerate, les associations locales et la commune se mobilisent depuis longtemps pour des minis campagnes de nettoyage de la commune malgré le manque d’appui financier et matériel. C’est dire ainsi, que l’idée du projet a émané d’abord des populations locales et ensuite de la commune qui a présenté parmis les priorités de son plan d’action la gestion des déchets pour l’amélioration des conditions de vie des populations.

Terre Vivante a déjà réalisé une enquête dans le cadre du programme d’identification des activités alternatives à la mine et les résultats ont confirmé parmi les priorités la collecte des ordures. Pour ce qui est de la disponibilité de la population à participer à la gestion des ordures ménagères, elle est mise en relief dans le programme de développement urbain de la ville.

La population participera aussi aux campagnes de sensibilisation, d’animation pour le changement de comportements. Les journées de sensibilisation, de campagnes intensives pour le nettoyage des zones et l’évacuation des dépôts sauvages d’ordures seront réalisées en étroite collaboration avec les bénéficiaires. L’élection des comités de quartiers sera faite par la population elle-même qui choisira les différents membres parmi elle.

Cette population, par les comités de quartier (et en particulier les femmes) assurera la gestion du projet : distribution des poubelles, supervision des travaux des charretiers, collecte des redevances, signatures des contrats d’abonnement, payement des salaires des charretiers, utilisation des recettes, etc….

Pendant toutes les réunions et les séances de formation, la population sera vivement conviée. Elle sera aussi consultée sur toutes les décisions à prendre même sur les besoins en formation.

Prise en charge par le milieu

L’intervention de l’ONG Terre Vivante est dégressive et la population est appelée à s’approprier des actions et donc les prendre en charge. Pour ce faire, notre première phase est relative à un transfert de savoir faire, la seconde à une planification et la troisième par notre désengagement au profit des bénéficiaires locaux.

Pour les sites de transit et les équipements : dans chaque quartier, le comité (élu par la population) est responsable des infrastructures. La mairie assure une supervision plus générale.

Budget Prévisionnel

Désignation Quantité Prix Unitaire Prix Total
1 cartographie ff 250 000
2 Enquête disposition ménage à payer ff 300 000
3 Enquête identification acteurs pré collecte ff 150 000
4 Formation des élus locaux ff 80 000
5 Atelier de présentation du projet ff 150 000
6 Formation des opérateurs de pré collecte ff 150 000
7 Mise en place des comités de quartier ff 250 000
8 Sensibilisation et animation 10 30000 300 000
9 Charrettes 15 65000 975 000
10 Poubelles 2000 1000 2 000 000
11 Matériel de collecte 1500 000
12 Site de transit 4 400 000 1600 000
13 Informatique 600 000
14 Sonorisation 400 000
15 Moto 1 500 000 500 000
16 Un chef de projet pour 12 mois 12 90 000 1080000
17 Deux animateurs pour 12 mois 24 45 000 1080000
18 Evaluation 2 150 000 300 000
19 Frais de gestion (12 mois) 12 150 000 1800000
Total 13 465 000

V- Résultats attendus du projet

A- sur les femmes :

Une amélioration de la santé des femmes (environnement sain et salubre) avec une diminution des facteurs de transmission des maladies et ainsi une diminution des dépenses liées aux soins :

Une création d’emplois pour les femmes (collectrices et gestionnaires de zones).

Les femmes sont directement impliquées dans la réalisation des actions du projet (les comités de gestion sont essentiellement composées de femmes).

Les femmes bénéficient également de formations diverses (gestion, comptabilité, création d’activités génératrices de revenus, etc…)

Renforcement de la structuration sociale au niveau des habitants d’une zone.

B- Sur les jeunes :

Les jeunes seront des bénéficiaires directs et participeront à l’exécution des actions du projet : ils seront des charretiers, des animateurs etc….

Les emplois ainsi crées leur permettront de satisfaire leurs besoins fondamentaux. Ils bénéficient également de certaines formations sur le tas pour un meilleur fonctionnement.



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